/[Mon premier Ironman] #Episode 4 – Les temps sont durs… mais on fait avec !

[Mon premier Ironman] #Episode 4 – Les temps sont durs… mais on fait avec !

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Gérer son entrainement, pas toujours facile.

Pour préparer au mieux cet Ironman j’ai fait en sorte d’alléger au maximum ma charge de travail professionnel, ce qui me laisse en théorie pas mal de temps pour m’entrainer. Du moins c’est ce que je croyais naïvement…

Mon plan d’entrainement en ce moment me donne 16 à 17h d’entrainement par semaine. Et je me rends compte qu’il faut faire de plus en plus de sacrifice et preuve d’abnégation pour les tenir. On met de côté les grâce mat’ avec la copine, la soirée avec les potes, voire les repas de famille… Là clairement, il faut faire des choix !

Alors oui effectivement 16h dans une semaine ce n'est pas insurmontable... mais quand on sait qu'il faut jongler avec les horaires des piscines, la météo, les contraintes logistiques, les horaires des partenaires d'entrainement... bref ça devient un vrai métier.

Et encore je m’estime heureux car je n’ai pas d’autres contraintes que beaucoup d'entre vous ont : un travail hyper prenant ou des enfants à s’occuper (enfin ce n’est pas une contrainte mais… enfin vous me comprenez).

Complications, blessures, maladies…

Quelques complications familio-personnelles m’obligent à mettre en pause l’entrainement pendant une dizaine de jours. Rien de bien méchant rassurez-vous. Et puis je me dis qu’une semaine de repos fera du bien.

A la fin de cette période de repos, la « reprise ». Je reprends mon plan d’entrainement là où je l’avais laissé. Mais dans la première nuit de cette reprise, je ressens comme une douleur au ventre… un truc suspect. Je ne sais pas si on est plus à l’écoute de son corps quand on pratique ce genre de sport mais le fait est que je ne veux pas prendre de risque, et je me rends chez mon toubib dans la foulée. Le verdict tombe, une bactérie à l’estomac : 2 semaines d’arrêt TOTAL. Soit 3 semaines d’arrêt en comptant la semaine précédente. Là, ça pique. A 2 mois de l’échéance, ce n’est vraiment pas le moment.

Cette contrainte m’oblige à revoir mes « prétentions » pour le jour J. Je revois mes objectifs de résultats et m’oriente plus sur l’objectif de terminer l’épreuve. Ça sera déjà ça…

Premières échéances

Une fois soigné, je peux enfin remonter sur le vélo et reprendre l’entrainement. En une semaine je retrouve déjà de bonnes sensations et un niveau passable. Du moins suffisant pour affronter ma première épreuve en compétition : le triathlon M de Rennes.

selfie velo 1Dans ma préparation j’ai intégré plusieurs triathlons M (Courte Distance). En plus de représenter une motivation supplémentaire, ils permettent de retrouver les sensations de course, s’habituer au matériel, aux contraintes de la compet’…

Retour sur le triathlon de Rennes :

Ce dimanche débute avec une météo typiquement bretonne : de bonnes grosses averses qui mouillent jusqu’aux os. Comme tout breton je me dis donc « parfait, une belle journée qui commence ! ».

C’est donc le sourire aux lèvres et le corps chargé en Malto que je me rends vers le lieu du crime. Je vous passe les détails de la préparation du matos où je m’aperçois que j’ai oublié ma pompe et que mes chaussures sont déjà mouillées avant même d’avoir commencé… Mais je suis plutôt content d’être là et j’ai hâte de « retourner au combat ! ».

Pour ne pas trop stresser je me dis que je suis là pour m’entrainer, que mon objectif est plus tard, donc même si je sors de l’eau dernier pas de panique, ce n’est pas grave.

Au passage je vise un finish en 2h30-40. Je me dis que ça sera bien suffisant pour une reprise. Mon objectif est surtout de ne pas faire d’erreur, retrouver des sensations de courses, et ne pas me blesser !

Feu ! La course commence (sous la pluie... toujours). Nous voilà un peu moins de 300 triathlètes à se tirer la bourre dans les Etangs d’Apigné, direction les bouées, une sortie à l’australienne (j’aime pas ça) puis cap vers la sortie de l’eau.

La natation se passe affreusement mal ! Je suffoque 2/3 fois, je bois la tasse, j’ai mal au bras… mas grosse erreur a été de ne pas m’entrainer en eau libre et en combinaison et je m’en rends compte très rapidement.

Malgré tout je sors de l’eau dans les 100 premiers, je limite la casse, sachant que je suis un peu juste en vélo en ce moment, je vais essayer de tenir le coup et ne pas perdre trop de places. C’est partie pour le vélo, mais avant ça je fais surement la transition la plus longue de l’histoire des transitions depuis la naissance du triathlon… (mais bon je suis là pour ça aussi). Le vélo à Rennes est un peu particulier puisqu’il s’agit de 6 tours à effectuer et le drafting y est autorisé. Dans la bagarre j’accroche rapidement un peloton, la vitesse est bonne, je reste donc la dedans quasiment jusqu’à la fin… un peu facile c’est vrai. Malgré tout je pose le vélo un peu arraché, j’ai bien craché sur la fin et les jambes commencent à piquer légèrement.

La course à pied se déroule bien, je boucle les 10k en 44min et atteins mon objectif de 2h29. Ça me va !

La dernière ligne droite

IMG_5705Là on est reparti en mode routine. Je colle à mon plan en essayant de m’entrainer intelligemment. Je fais attention à ma nutrition au maximum, je reste à l’écoute de mon corps, je ne néglige pas le repos, je vais chez l’osthéo la semaine prochaine… Bref j’essaie de tout mettre dans le même sens pour que tout se passe bien le jour J.

Hier une sortie de 120km vélo + 15km course à pied / trail avec un bon ressenti. C’est bon signe. Juste quelques soucis de digestion, il faut que je me penche sur ma nutrition en course !

Plus les jours passe plus j’ai hâte d’y être. Le stress commence à s’installer gentiment, il va falloir l’appréhender et s’en servir. Il est encore trop tôt pour penser à ça.

Mon prochain article sera surement pour vous raconter l’un des plus beaux jours de ma vie, enfin j’espère 😀

 

Keep going ! 

Jours avant Nice : 35