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Il n’y a pas d’âge pour devenir triathlète

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L'actrice Teri Hatcher est née en 1964 et va fêter ses 48 printemps

L’activité sportive prend une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne de l’homme de plus de 40 ans. La pratique du triathlon dans la catégorie « vétéran » le vérifie et les triathlètes tirent bénéfices de cette pratique régulière. Cependant, il faut faire attention à l’apparition de problèmes médicaux. La prudence s’impose pour cette catégorie de sportifs et l’entrainement doit prendre en compte ces quelques différence lors de sa programmation.

L’aptitude physique après 40 ans

Tout le monde le sait, le processus de vieillissement est bien engagé à mi-parcours de la vie. Progressivement, l’aptitude physique et le niveau de performance déclinent avec l’âge. Plusieurs facteurs mettent ce phénomène en évidence :

Les facteurs bimomécaniques - diminution de la souplesse des muscles,
- fragilisation de tendons,
- diminution de la densité osseuse,
- diminution de la masse musculaire,
- diminution du tonus musculaire,
- augmentation de la masse grasse,
- augmentation du poids de corps,
- diminution de la force musculaire.
Les facteurs physiologiques - diminution de la FcMax,
- diminution de la VO2 Max,
- augmentation de la production d’acide lactique,
- diminution de la puissance aérobie,
- augmentation des temps de récupération.
Les facteurs nerveux - diminution de la fonction visuelle,
- diminution de la perception auditive,
- altération de la proprioception.

Les bienfaits de l’entraînement

Jusqu’à 35 ans, l’entrainement permet d’améliorer les qualités physiques, biologiques et technico-tactiques de l‘adulte.
A partir de 40 ans, le développement n’est plus le même et les possibilités de progression sont nettement ralenties. Néanmoins, on constate que la pratique sportive retarde le phénomène de vieillissement

1. L’incidence sur le VO2 MAX 
La pratique sportive permet de ralentir la diminution du VO2 Max :
- Pour un sédentaire de 50 ans, le VO2 Max se situe à environ 30ml.kg-1 pour les hommes et 25 ml.kg-1 pour les femmes,
- Pour un sujet modérément entrainé de 50 ans, le VO2 Max se stabilise à environ 37ml.kg-1 pour les hommes et 33 ml.kg-1 pour les femmes,
- Pour un compétiteur de 50 ans, le VO2 Max peut atteindre des valeurs proches de 50 à 55 ml.kg-1.

- Ainsi, un vétéran entrainé possède un VO2 Max de 15% inférieure à un jeune athlète mais deux fois plus important qu’un sédentaire.
- Un vétéran compétiteur voit son VO2 Max diminuer de 2% par décennie,
- Un vétéran sédentaire voit son VO2 Max diminuer de 10% par décennie,
- Pour un sédentaire, la reprise de l’entrainement provoque une remontée importante du VO2 Max(environ 30%)

2. L’incidence sur la FcMax 
La FcMax diminue avec l’âge, même si pour les athlètes entrainés, elle reste supérieur à la moyenne.

3. L’incidence sur la capillarisation du muscle strié
Pour un sujet sédentaire, débutant le triathlon , le muscle strié s’adapte en augmentant sa densité en capillaires et en mitochondries.

Entrainement et prévention

Les bienfaits de l’exercice physique et de la pratique du triathlon après 40 ans sont bien réels à condition de rester vigilant et de respecter quelques règles de prévention.

1. Suivi médical 

En plein test d'effort

En début d’année, il est conseillé de consulter un médecin du sport pour une visite médicale approfondie. Certains examens (mesure de la taille, poids, etc.) et le passage d’un test d’effort avec électrocardiogramme permettent de contrôler la forme physique de l’athlète et de détecter une anomalie éventuelle.

2. Antécédents sportifs 
- Le sédentaire : il n’a jamais fait de sport pendant sa jeunesse. L’entrainement se devra dans un premier temps être le plus complet possible. L’apprentissage est le plus souvent long et demande donc beaucoup de patience. Ce « nouveau » sportif doit rechercher essentiellement le bien-être et la sérénité.
- L’ancien sportif de compétition : après plusieurs mois d’arrêt, l’organisme a totalement oublié toutes les adaptations physiologiques. Cependant, cet athlète peut garder son esprit de gagneur ce qui l’incite à réaliser des entrainements intenses et inadaptés.
- Le compétiteur pratique le triathlon depuis de nombreuses années et a un acquis sportif important. Il connait ses possibilités et limites.

Sports-endurance.com vous donne ses conseils : - Augmenter les temps de récupération inter-série, - Augmenter les temps de récupération entre 2 séances difficiles ; - Espacer les compétitions - Rester vigilant face à certains problèmes comme l’asthme, problèmes musculaires et tendineux