/Le frein à disque en triathlon, utile ou pas ?

Le frein à disque en triathlon, utile ou pas ?

Le freinage à disque; on en parle, on en entend parler, mais on ne sait jamais trop quoi en penser. Comme d’habitude en France, tout est plus long… Pour rappel, lorsque les fourches télescopiques on fait leur apparition sur les VTT, on n’en a pas voulu tout de suite. Et idem pour les disques sur VTT, ça a mis du temps à accrocher. 

Aujourd’hui regardez les catalogues des plus grosses marques de vélo telles que Specialized, Giant, Trek… même le premier VTC ou le premier VTT à 400 euros est équipé de frein à disque. Le disque semblerait donc être l’avenir, même les vendeurs de poussettes l’on compris!

Entre le championnat du monde de Kona pendant lequel on a pu voir beaucoup de nouvelles machines et l’homologation toute récente de la FFC pour le frein à disque, la question se pose désormais :

disque or not disque sur mon prochain vélo

Alors on fait ensemble un petit rappel de l’intérêt et du constat.

1 – Meilleure puissance freinage

Et oui c’est tout bête mais les tests le prouvent, la technologie disque freine mieux que les patins. Alors même si vous trouvez que vos patins freinent déjà très bien, dites vous qu’avec le disque, et bien c’est encore mieux!

2 – On abime plus (ou moins) ses roues

Et ça, en triathlon, quand l’on vient de se fendre d’une paire de Zipp à 2500euros la paire, et bien on est content! Surtout nos amis les montagnards qui versent une larme à chaque descente de col en pensant à toutes ces petites fibres de carbon qu’ils laissent sur le bitume.

3 – Un meilleur pilotage, même sous la pluie

Avec le disque, vous freinerez plus fort, donc vous n’êtes plus obligé d’anticiper 300m avant le prochain virage. Vous utiliserez l’énergie de votre vélo différemment et vous verrez que ça change beaucoup de choses. Testez un vélo à disque avec une paire de pneu en 26C, vous verrez la sécurité et la stabilité que cela apporte sans pour autant perdre trop de watts.

Alors oui, on a entendu parler aussi des points négatifs, tel que le poids en plus (entre 250 et 300g, -entre nous, est ce qu’on ne peut pas les gratter ailleurs-) ou encore le côté dangereux lors d’une chute… Mais tout cela c’était au début, lors des phases de testing. Il y aura toujours des points négatifs lors de la sortie de nouvelles technologies mais comparé au gain que cela apporte, ça ne fait pas long feux.

Le seul vrai point négatif sur le disque est la brutalité du freinage. En effet, victime de sa performance, le disque freine presque trop bien et « pourrait » engendrer des a-coups ce qui « pourrait » créer des soucis dans un peloton. Et la bonne nouvelle c’est que (théoriquement), en triathlon, il n’y a pas de peloton. Donc même cette contrainte n’est pas valable pour vous, amis triathlètes.

C’est cher. Oui mais non. Oui il va falloir racheté des roues, mais dans la durée, comme nous l’avons évoqué ci dessus, ce sont des roues que vous garderez plus longtemps car elles s’useront moins vite. Le prix du vélo lui est désormais sensiblement le même qu’il soit à disque ou à patin.

En conclusion, il n’y a plus de réel frein (jeux de mots) à acheter un vélo à disque pour le triathlon. Donc pour votre prochain investissement, pensez y!

Photos : triathlete.com