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Etes-vous bigorexique ?

Une addiction au sport.

 Désormais reconnue par l’OMS , la bigorexie est le nom de l’addiction au sport dont souffrent de nombreux athlètes professionnels et amateurs. Les endorphines —  qui procurent une sensation de bien-être — sécrétées par le cerveau lors de la pratique du sport seraient en partie responsables de la bigorexie.

Les chercheurs et autres thérapeutes qui travaillent sur le sujet de la bigorexie estiment qu’entre 10 et 15% des sportifs ayant une pratique intensive souffrent en réalité d’une véritable dépendance. Et confirment que cette addiction ne touche pas que les sportifs de haut-niveaux.

Leurs conclusions sur cette addiction sont résumées par cette note des spécialistes du Centre d’Etudes et de Recherches en Psychopathologie de Toulouse : « Besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale. »

Concrètement, ça se manifeste comment ?

Voici quelques symptômes qui témoignent de la bigorexie :

• Les bigorexiques ont opinion altérée d’eux-mêmes. Physiquement, ils ont tendance – comme certains sujets atteints de troubles du comportement alimentaire – à se voir plus gros qu’ils ne sont. Psychologiquement, ils sont convaincus de ne pas s’entraîner suffisamment.

• Ils sont rapidement déprimés à l’idée de ne pas pouvoir respecter un plan d’entraînement, ils laissent le sport prendre le contrôle de leur quotidien. Le moindre contretemps pouvant altérer le déroulement idéal de la journée (entraînement, heures des repas, plages de repos) est vécu comme une agression insupportable.

• Une vie sociale et familiale sacrifiée. Prisonniers de leur obsession, ils refusent d’entendre les conseils de leurs proches et choisissent souvent de tourner le dos à leurs amis (jugés pas assez sportifs) voire à leur famille (considérée comme pas assez compréhensive).

Et vous, êtes-vous bigorexique ?

  • Vous ressentez le besoin de faire du sport tous les jours
  • Vous sentez comme un malaise lorsque vous manquez une séance
  • Vous êtes prêt à bousculer tous vos plans de la journée pour faire votre sport quotidien
  • Vous trouvez que vous êtes toujours en sous-entrainement
  • Le sport est souvent sujet à conflit avec votre entourage
  • Vous trouvez que vos amis et votre famille ne sont pas assez sportifs et ne comprenez pas qu’ils ne s’y mettent pas
  • Vous trouvez aussi qu’ils ne vous soutiennent pas assez

 Une addiction positive ?

Alors, faut-il soigner cette « maladie » ? Peut-être. Mais attention. Cette addiction a aussi des effets très positifs. Au-delà de l’évidence que le sport est bon pour la santé, la pratique intensive peut jouer le rôle d’un anesthésiant émotionnel et bloquer la résurgence d’importantes douleurs psychiques. Ainsi, certaines dépressions sont-elles contenues, masquées par cette pratique sportive. D’autre part, un nombre non négligeable des « bigorexiques » ont en fait remplacé une addiction plus grave (substance psychogène, alcool, etc.) par l’addiction au sport, ce qui est un moindre mal. On peut alors considérer que cette addiction est une solution pas totalement satisfaisante à un problème sous-jacent. Cela dit, l’idéal serait bien sûr d’être capable de vivre sans addiction en sachant profiter du plaisir du sport.

 

Source : http://runners.fr/, wikipedia, e-sante.fr